Data centers : la France réduit la TICFE

Le 20 septembre dernier, le Premier Ministre Edouard Philippe a annoncé une baisse de la fiscalité énergétique des data centers puisqu’ils se verront dorénavant appliquer un taux réduit sur la Taxe sur la Consommation Intérieure d’Electricité (TICFE). Par cette baisse, le gouvernement espère que la France sera plus attractive pour accueillir certains investissements.

Les data centers soumis à un taux réduit de TICFE

A l’heure du big data et du tout-connecté, les implantations de data centers se multiplient, et ce aux quatre coins du globe. Les grands acteurs internationaux du cloud privilégient toutefois les pays scandinaves (en savoir plus sur le futur plus grand data center du monde dans le Cercle Arctique) ou l’Irlande, la fiscalité y étant beaucoup plus douce.

C’est d’ailleurs ce constat qui a poussé le gouvernement français à revoir sa copie et à réduire le taux de TICFE auquel sont soumis les data centers. Désormais, au lieu de devoir payer 22,5€ par MW/h d’électricité consommée, les propriétaires de centres de données ne devront plus verser que 12€ par MW/h d’électricité consommée.

La France veut accueillir davantage de centre de données

En diminuant le taux de TICFE pour les data centers de près de moitié, la France adresse un signal fort et espère bien stimuler son secteur numérique mais surtout accueillir les investissements consentis par certaines entreprises dans le « cloud européen ».

Eh oui, avec la sortie de l’Union Européenne de la Grande-Bretagne et la mise en œuvre du Cloud Act, de nombreuses opportunités existent et la France aspire à en profiter comme il se doit. Une fiscalité raisonnée doit en tout cas l’aider à gagner en attractivité.

Cette baisse de TICFE n’est toutefois pas « gratuite » puisque les professionnels du data center se sont engagés en contrepartie à poursuivre leurs efforts pour réduire la consommation énergétique de leurs structures (découvrir comment Google améliore le refroidissement de ses centres de données). L’objectif est de diminuer cette dernière de 15 % d’ici à 2022. Un beau challenge assurément…