Internet Vert : Les infrastructures permettent d’y croire, pas encore les usages !

De nombreux spécialistes avaient annoncé que l’explosion d’Internet allait révolutionner notre quotidien mais aussi notre relation à l’environnement. Aussi, s’ils ne se sont pas trompés sur l’impact qu’ont eu les réseaux sur notre société, force est de constater que l’Internet Vert peine à se développer, et ce même si de gros travaux sont réalisés sur les infrastructures.

Les usages numériques ne soutiennent pas la quête d’un Internet Vert

Les usages numériques étaient censés révolutionner nos modes de vie et nous faire adopter la « green attitude » mais les effets escomptés n’ont pas réellement été au rendez-vous.

En effet, Internet devait permettre de réduire considérablement les transports en favorisant le télétravail ou encore la visioconférence. Pour l’heure, ces derniers peinent à s’imposer, les entreprises doutant à l’heure d’intégrer ces nouvelles méthodes de travail à leur organisation.

La réduction des transports de marchandises et du volume de déchets d’emballage, là aussi espérée, n’est pas au rendez-vous, la faute au boom du e-commerce.

Autant dire que pour ce qui est des usages numériques, l’Internet Vert reste une douce utopie.

Des infrastructures qui accordent une importance croissante à l’environnement

Si les usages numériques n’ont pas soutenu la quête d’un Internet vert, les entreprises ont néanmoins réalisé de nombreux efforts en matière d’infrastructures, et ce au niveau de différents composants :

  • Les réseaux, jusque-là en cuivre, ont évolué puisque désormais la fibre optique s’impose. Une bonne nouvelle en termes de performances mais aussi pour l’écologie puisqu’elle se révèle plus légère, moins énergivore à poser et surtout recyclable
  • Les applications font l’objet de nouvelles attentions. En particulier, leur consommation énergétique est scrutée de près et certaines fonctionnalités sont développées sur la base de ce critère.
  • Les serveurs aussi connaissent des améliorations puisque de nombreux travaux sont conduits pour concevoir du matériel nécessitant moins d’énergie pour fonctionner mais aussi pour refroidir. La grande révolution est toutefois ailleurs et tient à leur virtualisation. Grâce à elle, la puissance d’un serveur peut exploser et les usages se multiplient.
  • Les datacenters aussi illustrent bien la volonté des professionnels de tendre vers un Internet Vert puisqu’un important travail est réalisé pour exploiter la chaleur dégagée par les serveurs ou pour trouver des moyens moins énergivores de les refroidir (voir comment Google utilise l’Intelligence Artificielle pour le refroidissement de ses datacenters)

Autant dire que même s’il est encore trop tôt pour parler d’Internet Vert, certaines choses sont mises en œuvre pour qu’à un horizon de moyen et long terme le numérique permette à notre société d’être plus respectueuse de l’environnement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.