Processeurs serveur : AMD frappe fort avec l’annonce des Epyc Rome

Alors que la guerre des processeurs bat son plein entre Intel et AMD, ce dernier a frappé un grand coup au début du mois de novembre en dévoilant sa nouvelle génération de processeurs serveurs Epyc baptisée Rome. Celle-ci permettra de construire des serveurs beaucoup plus puissants… ou beaucoup moins chers selon l’option choisie.

Avec ses processeurs serveur Rome, AMD va contribuer à optimiser les datacenters

À l’heure où les spécialistes du datacenter recherchent constamment des innovations pour gagner de l’espace mais aussi pour réduire la consommation énergétique, il ne fait aucun doute que l’annonce des nouveaux processeurs AMD va faire des heureux. En effet, les processeurs Epyc Rome vont permettre aux constructeurs de serveurs de proposer des équipements qui occupent deux fois moins d’espace et consomment deux fois moins d’énergie, et ce tout en offrant les mêmes performances. Eh oui, AMD a bel et bien conçu des processeurs serveurs qui disposent d’une puissance de calcul multipliée par 2.

Bénéficiant d’une vitesse de gravure de 7 nm, alors même que la nouvelle génération de processeurs Intel sera gravée en 10 nm, les Epyc Rome pourront embarquer jusqu’à 64 cœurs. Selon toute vraisemblance, ils offriront à AMD un réel avantage sur son principal concurrent qui devra redoubler d’efforts pour refaire son retard.

Le partenariat avec TSMC, le pari gagnant d’AMD

Longtemps considéré comme un simple outsider d’Intel sur le marché des processeurs serveur, AMD a su faire les bons choix ces dernières années.

Entre autres, AMD a choisi de changer de fournisseur industriel pour s’allier à TSMC, une décision qui s’est avérée gagnante puisque la société taïwanaise qui produit déjà pour Qualcomm, Nvidia ou encore Apple a très rapidement rentabilisé ses chaînes de production. Conséquence directe : TSMC a débuté la fonte de processeurs en 7 nm avec deux années d’avance sur ce qui était planifié et envisage déjà de fondre en 5 nm d’ici 2020.

De son côté, Intel peine à rentabiliser ses chaînes de production, la faute au déclin de la vente de PC et à une croissance insuffisante du marché des serveurs. Aussi, le retard est important et il semble d’ores et déjà complexe pour le géant américain de le combler, la dynamique laissant plutôt apparaître un scénario où AMD accroît son avance sur son concurrent.

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